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Rassemblement des Français de l'étranger
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publié le 6/16/2021, 10:00:00 AM
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Courrier de Monsieur Patrick STRZODA, directeur de cabinet du Président de la République, à Robert del PICCHIA

La présente lettre date du 11 juin 2021 et fait suite au courrier adressé le 7 avril dernier à Emmanuel MACRON par Robert del PICCHIA, Sénateur représentant les Français de l'étranger. 

 

 

publié le 3/4/2021, 11:00:00 AM

Compte-rendu de la réunion téléphonique sur la vaccination

Prise de parole de Jean-Baptiste Lemoyne : 

Point épidémie accéléré  augmentation du nombre de cas dans le monde.

En France, les indicateurs restent élevés. Pression sur le système hospitalier.

La situation commence à s’améliorer à Mayotte, mais elle reste dramatique, ce qui implique une situation très difficile à la Réunion qui vient en soutien.

Il évoque Jean-Hervé Fraslin qui lui a souligné l’angoisse de la communauté française à Madagascar, dont les évacuations sanitaires va la Réunion sont au compte-goutte en raison de la tension sur le système hospitalier de la Réunion.

 

Assouplissement des motifs impérieux : des situations, notamment familiales, font l’objet d’un travail et pourront être prises en compte.

 

Vaccination :

Les remontées de nos postes ont été analysées. 

Suite au travail de recensement, les pays ont été classifiés en 3 catégories :

 

Catégorie 1 : une vaccination locale est la solution envisagée

 

=> 97 pays (1 184 065 français adultes inscrits au registre) ont été identifiés.

=> 49,74% des pays ; 83,83% de la communauté FDE

 

Catégorie 2 : une solution alternative doit être trouvée

 

=> 41 pays (50 367 français adultes inscrits au registre) ont été identifiés.

=> 21,03% des pays ; 3,57% de la communauté FDE

A été demandé aux postes l’étude des besoins et de l’écosystème nécessaire à une vaccination qui serait rendue possible par l’acheminement de vaccins ; la réponse est attendue dans une quinzaine de jours.

 

Catégorie 3 : la situation ne permet pas à ce stade de prendre une décision

 

=> 57 pays (soit 177 981 français adultes inscrits au registre) ont été identifiés.

=> 29,23% des pays ; 12,6% de la communauté FDE

Des points d’interrogations sur ces pays dont on analyse si la vaccination peut se faire dans le pays hôte ou la situation impose de trouver des solutions alternatives. 

 

Ces 16% de Français pour lesquels il faudrait trouver une solution alternative sont répartis dans une centaine de pays.

 

Damien Regnard : plusieurs remontées sur la possibilité d’accéder à un vaccin chinois, russe ou cubain. Qu’en penser ?

La communication est importante : peut-on améliorer l’information des élus ?

Aspect financier de ces vaccins : aux EU, les Français sont vaccinés, comme en Israël. Quid des pays où la vaccination est payante et trop chère.

 

Jean-Yves Leconte : dans les pays où la vaccination des enseignants est prioritaire, les enseignants de nos lycées français ne sont pas prioritaires. Au moins 6 pays sont concernés.

Délai de carence (droits à la prise en charge des frais de santé en France) va jusqu’au 1er avril : un texte règlementaire ne permettrait-il pas le prolonger ? 

 

Amélia Lakrafi : des ressortissants français résidant en Afrique sont mécontents de ne pas avoir accès à une vaccination alors que des doses sont livrés via le programme COVAX.  

AstraZeneka est plus facilement transportable. Pourrait-on envoyer des doses et les faire administrer par des pharmaciens ?

 

Meyer Habib : élargir les motifs impérieux, comme le mariage d’un enfant. 

Nous n’échapperons pas au passeport vaccinal. C’est un problème en France où on vaccine peu, mais ailleurs les gens sont largement vaccinés. 

Peut-on dupliquer, en pilote, l’accord passé entre la Grèce et Israël et autres accords entre pays européens. Le passeport vaccinal est fondamental pour les Français de l’étranger. Il faut s’inspirer des exemples étrangers et arriver au plus vite à ce passeport. 

 

Richard Yung : le problème du délai de carence ne requiert qu’une voie règlementaire et, d’après mes informations, une solution est à l’étude pour prolonger la suspension du délai de carence autant que nécessaire.

Madagascar ne peut offrir de vaccination efficace à nos concitoyens et entre dans la 2e catégorie où une vaccination doit pouvoir être proposée.

 

Marc Villard : au Vietnam, problème de communication. Les Français n’ont pas d’information : il faut essayer de pousser les postes, dans certains endroits, de communiquer. Il y a des rumeurs de listes d’attente dans les hôpitaux.

 

Olivier Cadic : 

- quand pourront-être vaccinés et avec quoi, par qui ? 

- devra-t-on être vacciné avant de rentrer en France ? Quid des pays où seuls des vaccins non homologués en France sont proposés pour le passeport vaccinal ?

- le retour en France pour la vaccination pourrait être un motif impérieux ?

- certains postes n’ont pas répondu à la consultation : quid de pays comme la Grèce, où une inscription à la sécu locale s’avère nécessaire ? Nécessaire proactivité des postes. 

 

Jacky Deromedi : est-ce que les personnes vaccinées vont pouvoir rentrer ? Quid de leurs enfants (non vaccinés) et jusqu’à quel âge ?

Différenciation entre les pays où il y a beaucoup de cas et ceux où il n’y en a pratiquement plus.

 

Evelyne Renaud-Garabedian : a-t-on des remontées sur les catégories de Français ayant accès à la vaccination locale (décalage entre les critères français et les autres)

Quid des Français de l’étranger qui n’ont pas de carte vitale pour une vaccination en France ?

 

 

Réponses de Jean-Baptiste LEMOYNE : 

Les pays où il n’y a que des vaccins non homologués entrent dans la 2e catégorie : là où une proposition alternative doit être trouvée.

Communication : les sites Internet des postes vont être remaniés pour améliorer l’information.

Aspect financier : on peut étudier la possibilité de prendre en charge des coûts trop importants par les crédits d’aide des postes.

Vaccination des enseignants dans les établissements français à l’étranger : réunion avec les opérateurs le 9 mars. Message passé aux postes.

Délai de carence pour la prise en charge des soins en France : prorogation par décret possible et donc plus facile de suspendre encore la suspension de ce délai de carence. 

Covax : déploiement très important dans 92 pays (65 pays d’ici la fin mars). On travaille à des solutions également pour nos communautés. On ne va pas oublier nos compatriotes. Le rôle des pharmaciens n’est pas à exclure.

Élargissement des motifs impérieux est à l’étude et va bientôt déboucher.

Passeport vaccinal : peu de pays vont conditionner la mobilité à la vaccination. La majorité des États souhaitent offrir le test négatif comme alternative. Le débat a lieu et progresse. 

La vaccination semble ralentir la transmission, mais la seule vaccination ne serait pas le prérequis pour entrer dans l’espace européen.

Madagascar : géographie prioritaire pour une solution alternative compte tenu de la politique locale revendiquée.

Maintien de l’accès au territoire avec les tests. Là où les vaccins ne sont pas homologués, solution alternative recherchée. 

Axel Cruau : solution pour le numéro de sécu en France. Le ministère de la Santé accepte la création de numéros fictifs pour accéder à la vaccination en France. L’accord a été donné, ça pourra être mis en place.

Indonésie est en catégorie 1, mais on n’avait pas connaissance du problème. On va se rapprocher de l’ambassade. 

Le ministère de la Santé va répertorier les centres de vaccination qui seraient les plus sollicités par les FDE.

Le calendrier vaccinal en France doit être respecté : pour l’instant, ce sont les seniors et les plus fragiles.

Un compte-rendu va être préparé avec la liste des pays par catégorie.

publié le 1/15/2021, 5:00:00 PM

Réunion téléphonique du 15 janvier 2021 – Vaccination des Français à l’étranger

Comme il l’avait fait en décembre 2020, Jean-Baptiste LEMOYNE, secrétaire d’État notamment chargé des Français de l’étranger, réunissait autour de lui les parlementaires représentant les Français de l’étranger pour échanger sur la vaccination de nos compatriotes établis hors de France. Axel CRUAU, responsable de la task force Covid au Quai d’Orsay, est également intervenu. 

M. LEMOYNE rappelle ce qui a été dit par le Premier ministre sur les mobilités.  Ce qui a été mis en place pour limiter les variants : tests avant de partir + engagement sur l’honneur + test PCR à l’issue pour tous ceux venant d’un pays hors UE. Quelques pays ou il n’y a pas de PCR donc laissez-passer consulaires (Comores, Madagascar, Vanuatu). Mentionne la Tunisie car accès au PCR restreint. 

Depuis mi-décembre, il y a eu un travail de recensement des stratégies locales. 150 postes ont répondu au questionnaire. Il va demander que soient réunis les conseils consulaires pour que l’information circule aux élus locaux. En termes de population cible : pas de prise en compte sur les moins de 18 ans donc la population vaccinable des Français de l’étranger compterait 1,4 million de personnes. 

3 grands principes pour la vaccination des Français de l’étranger : 

  • On remarque que 70% résident dans des pays où la vaccination devrait être possible au moyen de vaccins internationalement reconnus (type Pfizer, Moderna, Astra). Le travail va être de s’assurer de la réciprocité avec les ressortissants de ces pays-là, qui seront vaccinés en France.
  • 30% de Français de l’étranger résident dans des pays où la vaccination n’est pas possible avec des vaccins internationalement reconnus, là c’est du cas par cas.
  • S’ils ont un déplacement en France (il faut qu’il soit un petit peu long car il faut 2 doses, donc pas un passage de 3 jours), les Français de l’étranger pourront évidemment se faire vacciner.

Un point régulier sera fait avec les parlementaires. Le prochain sera fait début février. 

Question des parlementaires représentant les Français de l’étranger :

Meyer HABIB, Député : 40 à 50.000 Français vaccinés en Israël (sur 180.000 à peu près qui y habitent), qui est un pays modèle. Y compris ceux qui ne sont pas franco-israéliens. Est-ce que les gens qui seront vaccinés auront à faire la semaine de confinement qui a été annoncée le 14 janvier s’ils reviennent en France ? 

Jean-Baptiste LEMOYNE : Pas d’exception à la septaine, pour la simple raison que le vaccin prémunit contre les formes graves. Donc la septaine concerne les Français qui reviennent. Mais comme toujours, c’est évolutif. 

Axel CRUAU : La question est prise en compte au Quai, en interministériel et au niveau européen. A l’heure actuelle nous n’avons aucune certitude que les vaccins soient efficaces en termes de transmission du virus. Il est efficace pour diminuer les cas graves. Pour l’instant c’est malheureusement prématuré. 

Anne GENETET, Députée : Quelles sont les étapes prévues pour que la caisse d’assurance maladie puisse inclure les FDE alors même qu’ils n’ont pas de carte vitale ? Qu’est-ce que le ministre entend par réciprocité ? 

Jean-Baptiste LEMOYNE : La prochaine étape pour la vaccination lors d’un séjour en France, le travail est initié avec l’Assurance maladie, il y a beaucoup de points à régler. 

Axel CRUAU : Pour la vaccination des Français de l’étranger en France : les choses ne sont pas encore calées techniquement (comment faire entrer dans le système ceux qui n’ont pas des numéros de sécu). L’idée est que des numéros « fictifs » puissent être créés. Ce n’est pas encore fait. 

Sur la réciprocité : en France, on vaccinera tous les étrangers pour une question d’efficacité sanitaire, donc ca ne sera pas un levier de négociation, a fortiori avec les pays de l’UE. En revanche ils s’assureront que les FDE sont bien considérés comme les ressortissants des autres pays. Si non il faudra demander, pas seulement en bilatéral, mais aussi au niveau européen, à ce que ça soit fait. 

Jacky DEROMEDI, Sénatrice : signale que Alain-Pierre MIGNON, président de la CFE, serait prêt à vacciner tous les FDE, qu’ils soient adhérents ou non à la CFE. 

Olivier CADIC, Sénateur : signale que les déclarations de M. VÉRAN sur la vaccination des Français de l’étranger ont semé un trouble dans la communauté. Vraie difficulté pour les vaccins qui ne sont pas homologués, il mentionne l’Algérie qui prévoirait le vaccin Spoutnik. Point sur les tests à l’entrée et à la sortie : on lui a demandé de faire un test au Royaume-Uni pour revenir en France, alors même qu’il a fait un test à Paris. Faire un test au Royaume-Uni en ce moment c’est risqué (parce qu’on va faire des tests au Royaume-Uni seulement quand on a des symptômes, donc on risque d’être contaminé). Pour les routiers et les travailleurs frontaliers c’est un vrai problème. Il interroge le Ministre sur le maintien ou non de l’AFE. 

Jean-Baptiste LEMOYNE : Sur l’AFE il lui semble qu’il faudra travailler en visio, situation moins favorable qu’en octobre où on avait pu faire du mixte. 

Marc VILLARD, président de l’AFE : les retours qu’il a du bureau élargi de l’AFE : la grande majorité s’est exprimée pour du distanciel total. 

Axel CRUAU : sur le Royaume-Uni. Point d’arbitrage encore. La question des routiers est essentielle. Double problème de la question sanitaire et des flux de marchandises. La solution pourrait être des tests antigéniques et non pas PCR, c’est à l’étude. Coordination européenne en cours. 

Ronan LE GLEUT, Sénateur : puisque la septaine est sur l’honneur, cela veut dire que cela sera sans contrôle ? Est-ce qu’il est envisagé, qu’après le Conseil européen, la septaine s’applique également au sein de l’UE, comme cela semble avoir été évoqué ? 

Jean-Baptiste LEMOYNE : Sur le Conseil européen : des mesures seront certainement prises pour harmoniser les mesures vis-à-vis des États tiers plus que pour limiter les déplacements entre les pays de l’UE. 

Christophe FRASSA, Sénateur : pour revenir sur l’arrivée aux frontières. Dans certains pays ( il cite la Suisse), on reçoit un SMS qui insiste sur les mesures à adopter pour les voyageurs (septaine par exemple) et renvoie vers le site de l’office fédéral, avec la listes de pays concernés. Est-ce qu’un accord avec les opérateurs français pourrait être envisagé pour faire la même chose.

 Jean-Baptiste LEMOYNE en prend note et transmet à Cédric O. 

Amélia LAKRAFI, Députée : Elle fait remonter les chiffres d’un questionnaire qu’elle a fait, sur un échantillon de 700 personnes du monde entier, 82% veulent se faire vacciner et 80% de ces 82% veulent se faire vacciner dans leur pays de résidence. 80% des sondés ont plus de 44 ans. Question : est-il envisagé si on a des vaccins plus manipulables, de les envoyer pour les 30% des pays où il n’y aura pas de vaccins internationalement reconnus ? 

Jean-Baptiste LEMOYNE : pour les 30%, encore une fois c’est du cas par cas, à voir en fonction des chaines de production. On étudiera « tous les vecteurs utiles ».

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